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L’année 2017 est une année de passage pour la revue « Chemins de formation ». Fondée en 2001 par Martine Lani-Bayle, le projet de la revue est annoncé dès le premier paragraphe de l’éditorial du premier numéro :

« Conçu et réalisé avec le concours des membres de l’équipe Transform’1 de l’université de Nantes (sciences de l’éducation), le projet de cette revue est de présenter et diffuser des travaux, réflexions cliniques et qualitatives (témoignages et récits biographiques) s’attachant à œuvrer à la compréhension des questions de formation tout au long de la vie dans une perspective dynamique et historique, ainsi qu’à la contribution de l’écriture à la formation. L’objectif général fédérateur est de favoriser une réflexion critique et dialoguée, à travers une ouverture plurielle, sur des problématiques existentielles nous concernant tous. » (Martine Lani-Bayle, Chemins de formation, n°1, p. 5)

La voie ainsi ouverte s’est poursuivie au gré des vingt numéros qui suivirent. Ils tiennent le fil annoncé en mettant au travail dans les domaines des sciences de l’éducation et de la formation une perspective compréhensive s’intéressant à la singularité des vécus et des parcours, et en interrogeant les conditions scientifiques d’approches qualitatives et expérientielles en sciences humaines. Ils affirment également une méthode : celle de créer et de maintenir ouverts des espaces de dialogue entre praticiens et chercheurs, en participant ou organisant des colloques et séminaires, et en proposant aux acteurs impliqués d’écrire et de publier leurs travaux. Ce cap annoncé demande une vigilance de tous les instants. Rester sensible aux pratiques de terrain suppose des ancrages théoriques et épistémologiques reconnaissant la « force du singulier », l’importance de la recherche en première personne, sans nier le dialogue nécessaire avec les instances universitaires et la communauté scientifique.

Le prochain numéro, le vingt-et-unième, marque un passage : celui d’un changement d’ancrage institutionnel pour la revue. Cela qui nous conduit, sans dévier du cap tracé, à recomposer une équipe et des comités. La revue, portée depuis 2011 par l’université de Nantes et l’Université Catholique d’Angers (l’UCO), le sera désormais l’université de Tours et l’UCO. Ce partenariat s’inscrit dans une histoire faites de travaux partagés au gré des colloques, journées d’étude, publications. L’un des grands moments de ce travail coopératif fut le colloque de Fontevraud[2] (2003), intitulé « Les paradoxes de l’accompagnement ». Nous pensons également au neuvième colloque sur l’autoformation intitulé « Apprendre ensemble dans la société de l’accélération » organisé par l’UCO en novembre 2016, et dont plusieurs textes sont publiés dans le présent numéro. De même, le vingt-deuxième numéro (pour 2018) permettra de publier plusieurs textes rédigés à l’occasion du colloque organisé par l’université de Tours en mai 2016, dont la thématique était « Éthique de l’accompagnement et agir coopératif ».

Bertrand Bergier (UCO) et Hervé Breton (Université de Tours)

[1] Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur

[2] Note sur le colloque de Fontevraud, la revue Education Permanente et l’ouvrage aux PUF.